Cette fois-ci, un petit aperçu de la différence entre le brouillon et la version finale…

Voici le brouillon (envoyé à l’éditeur tel quel). Le pauvre doit faire preuve d’imagination, alors que dans ma tête, je sais déjà plus ou moins que ça ressemblera à la version définitive qui est en-dessous.

 

Le résultat est assez proche, non ?

Tiens, j’ai oublié la lune et les étoiles…

Pour réaliser un dessin, je me laisse souvent surprendre par le résultat. Certains dessinateurs réalisent un brouillon parfait et repassent sur les traits à l’encre (ça s’appelle l’ancrage). L’ancrage est fidèle au brouillon.

Pour ma part, je fais une esquisse grossière sur ma tablette graphique, (comme en-haut en noir et blanc). Je crée un autre calque par-dessus. L’esquisse du dessous me donne une indication de cadrage, mais le (vrai) dessin ne sort qu’ensuite.

Quand je dis que je me laisse surprendre par le dessin, il m’arrive bien souvent de trouver une expression en la dessinant, un peu comme si elle n’était pas prévue dans ma tête. Je veux dessiner un truc, et lorsque j’essaye, il y a quelque chose de mieux qui en sort, quelque chose de plus profond, quelque chose qui me dépasse et ne vient pas de moi.

De même, lorsque je laisse l’entière initiative à Elvine pour la couleur, lorsque je découvre ses planches finies, c’est comme si je découvrais un autre album. Je regarde chaque image en détail, c’est comme si elle la déployait. En prenant l’image du coiffeur, avec les mêmes cheveux qui sont sur ta tête, il arrive à te mettre du volume. Avec le matériau que je donne à Elvine, elle le met en 3D. J’ai donc l’impression que l’album fini n’est pas « le mien ». C’est une expérience assez fabuleuse.

 

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