Tout est fini, les animaux repartent affligés et en silence.

Lc 23,48

Et toute la foule des gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle, observant ce qui se passait, s’en retournaient en se frappant la poitrine

Si on regarde bien le bois auquel est suspendu Jésus, il pend des deux côtés comme s’il était mou. C’est une représentation du poids du péché du monde que Jésus a porté. Déjà, porter mes péchés à moi, il y en a en pagaille, mais porter les péchés de tous les Hommes de tous les Temps, ça doit être horrible. Jean-Paul II avait une croix avec aussi le bois transversal qui pendait de chaque côté.

Le centurion contemple le roi dans sa majesté qui siège sur son trône.

Za 6,12

C’est lui qui reconstruira le Temple du Seigneur, c’est lui qui sera vêtu de majesté. Il siégera sur son trône, il aura le pouvoir ; un prêtre aussi siégera sur son trône

A la fête du Christ-Roi de l’univers, on fait souvent le parallèle entre le roi et le crucifié: Le roi a une couronne, Jésus a une couronne (d’épines). Le roi a un trône, Jésus à un trône (la croix). L’écriteau au-dessus de Jésus dit « Celui-ci est le Roi des Juifs ». Mais sa Royauté ne vient pas de ce monde.

 

 

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2 commentaires

  1. béa-titude

    Quand j’ai commencé, bien malgré moi au début, l’adoration du Saint Sacrement, j’étais très « parasitée » par beaucoup de choses, luttes intérieures, protestations, digressions, distractions, mais une chose me gênait aussi, et ce dés ma jeunesse, l’ostensoir d’or et de pierres précieuses comme un soleil, plus proche du roi soleil, Louis XIV que de « mon » Christ.
    Et là en regardant ce dessin, je revois ce qui m’a aidé, c’était l’ombre…étrange non ? , L’ombre que l’ostensoir projetait sur le mur blanc de la chapelle et sur une partie du toit, ça faisait une colline noire, pleine de piquants ( les rayons du « soleil ») et au dessus une petite croix , sur l’immense colline piquante, acérée, la petite croix au centre de l’ostensoir…
    Et là cette immense colline de piquants et cette croix toute seule en haut au centre, ça me touchait énormément , il y avait comme une montagne de déchets ( je repensais à ces montagnes d’immondice au Caire) et cette Croix venue jusque dans l’ombre, dans les douleurs…
    A revoir ce dessin, épines de nos péchés effacés, colline lissée, j’aime ce qui s’annonce avec ce que je perçois moi comme l’aurore, l’aurore dans Electre de Jean Giraudoux, à la fin quand tout est gâché et que l’air pourtant se respire, après la vengeance, les ruines de la guerre, la mort, l’aurore du jour nouveau, du Renouveau…
    Merci Coolus pour cette BD, elle nous décentre du MOI, elle nous fait accoucher de Celui qui donne et se donne, juste qui aime…mais absolument …Elle fait sens loin de l’égocentrisme qui sclérose et nécrose, elle fructifie…Cet abandon ne se comprend que quand on l’a commencé en baissant les armes…
    Un autre beau texte d’un patriarche je crois qui parle d’apprendre à être désarmé …

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