Mouche qui louche ou louche qui mouche ?

 

1ère Lecture : Ezéchiel 18,25-28
Psaume 24
2ème Lecture : Philippiens 2,1-11
Evangile : Matthieu 21,28-32
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Pour aller plus loin

Détails
-Le lapin bleu, à droite, mange tranquillement sa soupe.
-Le lapin gris, à droite, mange goulûment sans s’occuper de personne. C’est le seul qui a un verre et il s’en fiche bien si les autres n’en ont pas car il n’a rien vu.
-Le lapin vert, au centre, a l’air de s’intéresser aux autres, sauf que c’est un prétexte pour ramener les choses à lui-même. C’est pour cela qu’il est représenté sans oreilles lorsqu’il regarde l’assiette de l’autre.
Questions
-Penser aux intérêts des autres, voilà ce qu’a fait Jésus toute sa vie.
-Et moi, est-ce que je cherche l’intérêt de l’autre avant le mien ? De quelle façon ?
-Au final, pourquoi est-ce que je cherche l’intérêt de l’autre ? Ca peut être une recherche de moi-même, comme le lapin vert (Je peux servir l’autre pour me prouver que je suis un bon chrétien, par exemple)
-Que puis-je mettre en œuvre cette semaine pour que cette recherche de l’intérêt de l’autre soit plus authentique ?
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3 commentaires

  1. Marie-Ange

    Quelle belle brochette de lapins multicolores ! Sauf que si le lapin gris est à droite, le lapin bleu assis à l’autre extrémité de la table est… à gauche !!! Mais tout le monde l’a compris. ☺☺☺

    Soyons donc un peu plus sérieux : c’est vrai, je supporte mal l’injustice, qu’elle concerne les autres, ou moi-même ; il s’agit là d’une réaction épidermique que je contrôle assez mal. Peut-être un reste de mon adolescence !!!

    Merci Lapin Bleu de m’aider à pointer mes manques du bout de ta patte !

    Aide-moi, Seigneur à donner à cette réaction mal contrôlée une nouvelle dimension…

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  2. Marie-Jean

    En prenant de l’âge, (cela arrive !), je m’aperçois que je suis moins dans le « faire » que dans le « voir ».
    Il y a quelque temps, nous avons eu une messe festive dans une petite commune. Et là, j’ai été émerveillée par, justement, cet amour sans retour… de la part d’une enfant de 3 ans ! Je n’ai jamais vu, à cet âge réputé égocentrique, une telle attention portée aux autres, et sans retour sur soi !
    Venue s’asseoir à coté de moi, sans attirer spécialement mon attention, elle a rangé les cheveux de sa grande soeur derrière l’oreille, m’expliquant ensuite que sa maman n’aimait pas qu’ils ‘traînent » devant les yeux ; puis elle ramassait le blouson, la feuille de chant d’un autre pour lui rendre avec un sourire rayonnant… mais tout cela sans discrétion (le plancher résonnait de ses pas !), ce qui lui attirait des regards courroucés de la part de certains adultes…!
    Voilà mon petit exemple en partage, « Père, je te bénis d’avoir révélé cela aux petits…. » Ce sont tous ces petits gestes, moments, qui rechargent mes batteries en m’aiguillant sur la louange…

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  3. béa-titude

    Le sujet est complexe, le service « gratuit » total, sans calcul même inconscient est complexe…Je me souviens d’un prêtre qui me disait que si dans une action ma part d’orgueil ( du travail bien fait, de l’effort accompli, de l’image donné) était à cinquante pour cent dans la part de mon bonheur à avoir fait du bien et répondu à un besoin ce n’était déjà pas si mal…
    A l »époque ça m’avait paru énorme ce 50% d’égo, je pensais en avoir bien moins…
    Lui pensait que le Seigneur n’était pas si dur et qu’il nous envoyait ces petites satisfactions personnelles pour nous encourager à aller vers nos frères et nous sortir un peu de nous-mêmes..;
    Je croyais au service « gratuit », je pensais donner sans rien garder…
    Quelques années plus tard, on racontait une histoire d’un homme défunt a qui St Pierre proposait le choix de l’enfer ou du paradis, il demandait à visiter et voyait exactement le même décor, un banquet pantagruélique et des gens attablés, mais en enfer ils étaient visages fermés colère et grognon et au paradis plein de sourire et de joie…
    Il cherchait pourquoi et voyait que tous avaient des bras très petits, et ne parvenaient pas à mettre dans leur bouche la nourriture, supplice de tantale !
    Au paradis la différence c’est que les personnes avaient comme en enfer des baguettes sur la table et se nourrissaient les uns les autres, alors qu’en enfer ils essayaient sans succès de les retourner vers leur propre bouches…
    Avais-je les bras trop courts et le coeur trop petit ?
    Était-ce généreux ou intéressé en Paradis ? Genre, donnant donnant …Je te fais manger pour manger ?
    Je crois que c’est cela , la nuance, le POUR…quand je donne ( une de mes enfants l’a réalisé il y a peu dans la joie de faire des cadeaux plus forte qu’en recevoir) je reçois…
    Je peux fermer mon coeur et ne pas voir le retour mais il est là…
    Dans le couple ça se voit, le bonheur de celui que j’aime nourrit ma joie et le cycle est sans fin…
    Ce qui change c’est mon esprit d’accueil à ce salaire impalpable, si mon don est sans calcul il est action de grâce quand il est accueilli et que le bonheur y circule…et cette grâce je la reçois à mon tour…Elle fait mon bonheur…
    Elle n’est pas la condition mais la conséquence de l’amour que j’y mets…ou pas…
    Parfois ce service est plus dur, plus ingrat, la personne n’est pas en état de manifester sa joie, est désorientée, handicapée, malade , vit un autre combat et c’est ardu…
    Parfois je pense, j’ai cherché la bonne parole, celle qui relève, soulage, vibre de ma compassion et je tombe à côté, peut-être parce qu’il fallait juste se taire et être présent, juste toucher, juste écouter, juste regarder et que je n’ai pas su entendre l’attente de l’autre ou qu’il n’a pas pu me la dire…
    Ou juste parce que ma vie et ses bonheurs lui étaient douloureux alors que je pensais utile de lui en cacher les peines pour ne pas lui en rajouter…
    Le Bon samaritain ne s’est pas fait jeter, ou insulter pour sa chance à aller bien par exemple…On ne dit pas le regard et l’échange d’humanité vécu…et toutes ses complexités…
    Parfois aussi j’évalue la situation et je pèse, réfléchit trop par peur de faire plus de mal que de bien…oubliant la prière aussi …avant, pendant et après..
    et l’occasion passe…
    Comment faire pour croire à cette Parole du « Qui perd-aux yeux du monde- gagne-aux yeux de Dieu »? Comment être
    en communion dans l’Esprit en louant le Christ Seigneur, en faisant sa volonté malgré nos résistances intérieures, confiants que cela nous mène à la vraie nourriture ? On dit « que ton oui soit oui » et là « que ton non soit oui aussi :-) »
    Croire en cette Parole folle qui me sort de mes sécurités, m’expose mais me donne cette Vie en Amour à nulle autre pareille …Etre vase communiquant de Celui qui me précède et ouvre les cœurs, Celui qui me rend membre d’un seul Corps dont je suis responsable avec tous les membres pour la bonne santé générale de l’ensemble…
    Cela ne m’enlève rien quand l’autre devient ma priorité, l’autre à ma porte, cela me porte

    Quelques paroles de chants que j’aime :

    « R/ Nous sommes des chercheurs d’Amour, de Vérité, Montre-nous tes chemins, ceux qui mènent à l’éternité
    Quand nos cœurs sont aveugles et nos fardeaux trop lourds, Seigneur, guide-nous vers le jour !

    1/ Heureux sont les pauvres de cœur, Le Royaume est à eux.
    Apprends-nous à aimer tout homme, Que nos vies soient orientées vers Dieu. (Bis)  »

    et celui-là : « R. Ouvre mes yeux, Seigneur, fais que je vois ! Jésus Sauveur, je crois en toi !
    Ouvre mes yeux, Seigneur, fais que je vois ! Ton amour me conduira. »

    C’est drôle , petite infection de la paupière droite depuis quelques jours, alors que je préparais cette messe,…Petit message à intégrer ??? :-)

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