La pierre qui vire…
 Isaïe 5,1-7
Psaume 79
Philippiens 4,6-9
Matthieu 21,33-43
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Pour aller plus loin

 

Détails
-Les lapins ouvriers construisent une maison et trouvent une pierre en marbre de forme spéciale. On trouve cette forme sur certaines croix, à l’extrémité des branches, elle symbolise la résurrection, comme une excroissance, un bourgeon qui va fleurir.
La pierre ne ressemble pas à leur construction, elle n’est pas carrée, elle n’est pas de la même matière… Bref, n’étant pas comme les autres, elle gène.
-En regardant le trou sous le bâtiment, il est de la même forme que la pierre qui aurait eu sa place juste ici. Et si les lapins continuent à construire des étages, la maison s’écroulera au-dessus du trou.
Questions
-Est-ce que je crois que ce qui ne ressemble à rien, ce qui n’est pas comme le reste, gêne ?
-Si la pierre en marbre (qui représente Jésus) est différente de « ma » construction, a-t-elle une place dans la fondation, le fondement de ma vie ? Laquelle ?
-Cette pierre est symbole de résurrection. Dans ma vie blessée, j’ai besoin de résurrection. Si je jette Dieu, qui va m’aider à ressusciter ?
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2 commentaires

  1. béa-titude

    Une pierre différente ? En fait chaque pierre est différente, nous sommes tous des futurs signes ou autres oiseaux et même mieux : unique !!! Pas un seul être semblable, pas un jumeau copie conforme, pas une vie copié-collée…Pas un ressenti identique, pas une pensée semblable…Le monde intérieur de chacun lui appartient et même lui-même ne le décode pas pleinement.
    L’Etre est un mystère, chacun est un projet divin en soi…
    Chaque flocon de neige est un dessin unique…
    Cela m’a toujours donné le vertige, cette Création si innovante, si variées, et si fugitive dans sa mortalité pour les humains que nous sommes…
    Je regarde par exemple cet arbre planté qui a poussé sous le nez d’ancêtres que je n’ai pas connu, et qui sera peut-être encore en train de croître quand moi je n’y serai plus…Ce livre que je lis et qui dis quelque chose de quelqu’un que je n’ai jamais croisé…
    Chacun unique, chacun a son univers…Et pourtant ce monde sans double, échange, parle, se touche, a besoin des uns des autres, même si les mots prêtent à interprétation, les touchers sont parfois domination, les regards parfois source de joie ou d’humiliation…Le risque est là partout et pourtant l’autre est celui qui me donne le sens de la Vie, j’ai besoin de son contact, de son amour, de cet échange, de la relation…La solitude tue…et l’égoïsme.
    Besoin de donner de recevoir…de Partage, d’ entraide, d’échange… d’entendre que ma vision serait totalitaire si je n’avais qu’elle pour me construire…
    Entendre que « mon  » dieu est NOTRE PERE..qu’IL a voulu chacun et l’aime totalement si pleinement amoureux …
    Peut-être parce que justement ces « frottements » aux diversités individuelles sont nécessaires pour que mon âme sorte un peu d’elle-même, parce que c’est cela finalement qui dit qu’on aime. Accepter l’autre, autre sans le nier ni me nier moi-même pour un faire une force suprême, extraordinaire d’imprévisible possible…
    C’est fou…tout est prévu pour m’ouvrir, remettre mes certitudes et mes clichés en jeu, accepter d’être bousculée par un mouvement enrichissant qui me travaille en profondeur.
    L’oeuvre de Dieu n’est faite que de pierres uniques, il y a celle qu’on croirait semblables, politiquement correctes, socialement potables et celles qui nous dérangent, les un peu cabossées, les un peu plus friables qui dans leur fragilité nous rappelle que notre tour de Babel n’est pas uniformité ! Celle qu’on trouve superflues ou super-moches, pour l’harmonie qu’on s’imagine que doit être l’ensemble; notre plan quand on se prend pour le bâtisseur…Celles qui ont une autre couleur, un chromosome en plus, un sens en moins, une intelligence dite déficiente, une mémoire qui flanche, des rides qui sillonnent un visage moins lissent à l’histoire qui s’est écrite et approche du point de conclusion…
    Il y a cette unique, ce particulier qui sort de notre norme, de ce qui se fait, qui « détonne » et qu’on préfère oublier comme un rappel de notre propre particularité missionnée et précaire…
    Cette fragilité qui nous est injection à donner ou à nous déshumaniser, à sortir de nos sécurités..à nous dépasser , à percevoir au-delà de l’horizon tous ce qui est cadeau vrai même si l’emballage donne à craindre l’investissement , le remous et nous demande la com-passion et pas le mièvre ou la demi-mesure, en perçant les murs de nos carapaces…en ayant l’audace plus que le contact, de l’amour…
    Impossible sans ce Dieu qui nous vrille un peu pour nous faire mûrir, qui nous ramollit ce coeur de « pierre », justement pour faire une oeuvre de chair et de sentiment.
    Petite moi j’avais compris le compte, d’Alibaba, j’avais entendu le mot magique « Ces âmes ouvrent toi », j’avais compris que cette clé, ce mot de passe là, ouvre au trésor inépuisable qui est à tous, un trésor pas fait pour une grotte mais pour sortir dehors..
    Il n’y a rien à jeter de la Création divine, tout est à faire fleurir, à bâtir…Pierre d’angle, du centre, de l’escalier, du mur ou d’ailleurs, chaque pièce a un sens qui ne m’est pas dévoilé et qu’avec respect et humilité je dois respecter et même cimenter ensemble
    Parce que Dieu ne perd jamais rien même de ce que nous avions voulu gâcher…

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  2. Marie-Ange

    Curieusement, cette pierre en marbre me fait penser à l’histoire du vilain petit canard…. Cette pierre, bien que belle, ne leur plait pas parce qu’elle est différente. Pourtant, si les maçons la mettaient en place son aspect et sa forme embelliraient leur maison comme le cygne embellit le lac.

    C’est l’histoire même de l’humanité : les hommes ont besoin de se reconnaître pour s’accepter. Et pourtant, Dieu nous a voulu différents. Il nous a fait différents de couleur, de grandeur, de caractère. Il a mis en nous divers talents etc.

    Ce soir, j’ai envie de faire cette prière :
    « Seigneur donne à tous tes enfants de se regarder comme des frères. Donne leur de s’aimer et de se respecter quelles que soient leurs différences, depuis leur tout premier instant et jusqu’à leur dernier soupir. »

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