Tu as Thor

 

1ère Lecture : Actes des apôtres 2,42-47

Psaume 117

2ème Lecture : 2 Pierre 1,3-9 

Evangile : Jean 20,19-31

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Pour aller plus loin

Détails

 

-A première vue, ce dessin pourrait paraître irrespectueux. Ce serait mal connaître l’auteur.

-Ce lapin représente l’apôtre Thomas qui demande de mettre ses mains dans les plaies de Jésus ressuscité pour croire que c’est bien le même qui était mort et qui est maintenant vivant.

-Sur ce dessin, il a sa main gauche posée sur la croix  à l’emplacement d’un des clous. Il ne croit pas pour autant, parce que son doute ne se joue pas dans sa main mais dans sa tête.

-Le « comme tu voudras » dit par celui qui tient le marteau traduit une attitude spirituelle que je décris dans la rubrique « questions » écrite juste en-dessous.

-Il va taper sur la main… mais sans y mettre de clou, comme pour donner une leçon.

 

Questions

 

-La leçon en question, c’est qu’il arrive qu’on DEMANDE au Seigneur de souffrir. Vous allez me dire « c’est absurde ». N’avez-vous jamais eu ce genre de penée ; « Seigneur, je te demande de prendre sur moi la souffrance d’une personne. Enlève-la lui et donne–la moi. » ?

prenons garde avec ce genre de prière. Il pourrait nous répondre « comme tu voudras » (parce que c’est NOUS qui le voulons, alors que dans l’attitude du lapin montre qu’on n’est pas prêt à supporter ce genre d’épreuve…)

Le Seigneur ne veut pas que nous souffrions. Ne demandons pas des souffrances en plus alors que nous avons déjà du mal à accepter celles qui constituent notre vie.

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5 commentaires

  1. Mimi07

    trop bien de vous lire ! merci pour vos réflexions partagées, c’est une grande aide pour moi!
    bien d’accord avec Béa-titude, travaillons à l’acceptation de La Volonté de Notre Seigneur, y a du boulot!!
    rendre grâce, c’est ce que j’aime faire par dessus tout

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  2. béa-titude

    Et ben on attaque fort après Pâques ou à sa suite ! Pas simple la souffrance !
    J’avoue que je n’ai pas et sans doute que je n’aurai jamais épuisé le sujet…où alors qu’en Dieu… c’est mystérieux non ?
    La souffrance en tout genre, c’est le mal subi…pour moi ! Alors peut-être qu’il y a un sens à donner ou à offrir mais ça reste un mal ! On peut y mettre tout l’amour qu’on veut pour le transcender c’est un mal et pour moi ça doit rester un combat à moins d’en devenir complice…
    L’enfer est pavé de bonnes intentions mais surtout j’essaye de me garder de vouloir contrôler…Si je décide d’une souffrance que je m’impose, que j’en fais un trophée je veux garder la main et je n’offre rien…
    J’ai souvent réfléchi à ce mouvement de donner sa vie pour quelqu’un…Qui suis-je pour estimer que dans ce troc ma vie vaut moins que celle de l’autre ou que mon choix ne va pas faire aussi par répercussion mal à d’autres…
    J’ai entendu il y a quelques années une maman se jeter sous les roues d’une moto pour sauver son enfant et bing « ad Patres » …Tous le monde trouvait le geste « génial » moi ça me faisait mal, et pour son époux, ses autres enfants, …y avait il un choix idéal dans ce troc fatal ?
    Je n’étais pas consolée….Souvent j’apprends qu’en Hôpital en cas de débordement on privilégie le plus jeune, celui en meilleur état , il y a là-dedans un choix qui me gêne beaucoup…De là à penser qu’avec les années ou la fragilité certains ne valent plus beaucoup…
    Dans le cas de la maman, elle a eu un réflexe…pas de calcul, pas le temps de troquer avec Dieu sa vie contre celle de son enfant;
    Quand j’ai vécu ce dilemme plus longuement j’ai pensé mais qui suis-je pour dire à Dieu « prends-moi » …Que devient Son projet ? Pourquoi n’ai-je pas assez de foi pour croire que s’IL l’ a prévu il peut sauver le souffrant sans me sacrifier ? IL a sauvé Isaac depuis des siècles et on est encore à marchander !!!
    Ce deal n’est pas pour moi en Son Amour…
    Certes les Mystiques souhaitent s’unir au Christ dans la souffrance par communion , c’est perturbant pour moi…Le cadeau de Dieu c’est la vie, la joie ….mais en général ils ne demandent pas les stigmates ou les combats contre le démon ? C’est une croix qui tombe sur eux comme ça, comme la haine des hommes contre la Bonté de Dieu qu’ils vont crucifier … Il n’ y a pas pour moi à creuser pour trouver une clé dans ce fumier là…
    Qu’au coeur de la misère Dieu fasse passer sa lumière d’autant plus fort ne doit pas me faire croire que pour l' »avoir » je dois foncer là où il y a le désespoir…
    Dans chaque histoire il y a des croix, je ne crois pas qu’on est tous appelé à être des Crucifiés, l’appel est à aimer…à ressuscité…On n’économise pas la douleur mais la vouloir en son coeur même c’est se tromper pour moi de Carême…
    Si j’aime je n’aime pas que l’autre souffre pour moi, je le veux heureux, moi je ne désire pas qu’on prenne ma place quand elle est mauvaise mais quand elle est bonne alors oui j’ai envie de la partager…En quoi cela me soulagerait de voir les miens souffrir à ma place… ?
    Qu’ils aient du chagrin est déjà difficile…
    Certains condamnés par la médecine le disent c’est la peine de ceux qu’on aime qui peut peser plus que jamais…
    On ne demande pas que face à nos cataclysme l’autre soit en train de faire la java, juste qu’il accueille ce que l’on vit avec nous mais pas qu’il en meurt pour nous !
    En tous cas moi pour les miens je ne désire pas cet échange, « tiens je te refile le pire de ma vie !  »
    C’est ainsi aussi au niveau de Jésus que je ne comprenais pas comment me réjouir de la Croix…C’est du pardon , de la miséricorde que je me réjouis et dont je ne cesse de rendre grâce et mon apport c’est de tenter de moins chuter pour que les coups de mes trahisons soient moins élevés, ou même de le laisser me porter en humilité puisque seule c’est hors de ma portée…
    Mon imitation pour moi elle n’est pas à vouloir les épines, les crachats, mais à garder le cap sur la non violence, la non vengeance, la non surenchère…Ce n’est pas le tunnel sombre que je vise mais la Lumière…
    Parfois se sacrifier c’est aussi dominer, rendre dépendant celui a qui on a sans son avis décidé de charger le baudet de la reconnaissance…
    Souvent je me suis demandée le papa qui s’est vu échangé contre et par le Père Maximilien Kolbe comment a-t-il vécu sa culpabilité…? Il a été au service du témoignage que la barbarie pouvait certes être contrée par encore plus de don, que l’homme n’était pas un animal au réflexe de survie contre tous les siens ? Mais ce poids, cette valeur qu’il devait optimiser de sa vie qui avait coûté celle d’un autre volontaire pour soi…comment l’a-t-il géré lui dans sa pauvreté qui avait accepté la mort d’un autre…
    je ne sais pas….
    Alors oui Seigneur le plus simple c’est de demander…TA Volonté quand on ne comprend pas….ce qui est …ma foi…

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  3. Lizbeth

    Je comprends les choses autrement en lisant l’explication de la nuance dans « Questions » et en effet, le Seigneur nous propose d’accepter et d’offrir NOS souffrances POUR les autres et pas forcément d’en demander plus. La difficulté est d’accepter les nôtres, et en les offrant au Seigneur cela peut soulager ceux pour qui nous prions. Mais à priori, Il n’en donne pas plus que ce qu’il nous sait capable d’endurer. Toutefois nous oublions parfois de Le solliciter pour déjà ACCEPTER les épreuves…
    C’est comme lors d’un entrainement sportif, on peut parfois se sentir incapable en imaginant l’exercice préparé par l’entraineur (qui doit nous connaître ainsi que nos limites!!). Finalement avec son aide pour nous motiver à nous lancer, tenir bon et arriver au bout!

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  4. marie

    Bonjour, merci pour ce blog!

    je ne suis pas vraiment d’accord sur ce point, je pense qu’il est important de demander au Seigneur de nous faire porter la souffrance des autres. moi, je prie pour des proches en disant ces
    mots: « par ma souffrance (ou mon bien-être), appaise la souffrance de machin ». je me souviens d’un témoignage: un mineur qui avait reçu le droit de se doucher et avait partagé
    spirituellement son bien-être à un autre mineur. Cet autre l’avait retrouvé et remercié.

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  5. Marie-Ange

    Submergée par la douleur, qu’elle soit morale ou physique je ne peux que m’écrier : « Seigneur fais que je souffre moins » ! Ou aussi : « Seigneur aide-moi, donne-moi la force de supporter cette
    épreuve » !
    Je redoute la souffrance et n’ai pas le courage de la réclamer.
    « Le Seigneur ne veut pas que nous souffrions » dis-tu ? Et je crois que tu as raison.
    Pourtant, en regardant ce qui se passe autour de moi, j’ai parfois envie de crier : « pourquoi, pourquoi mon Dieu les « misères » du monde sont elles aussi inégalement, aussi bizarrement réparties
    » ???

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