Noël (Veille) – Année B

 

1ère Lecture : Isaïe 9,1-6

Psaume 95

2ème Lecture : Tite 2,11-14  

Evangile : Luc 2,1-14

Pour aller plus loin

Détails

 

-Un Lapin de Noël ? Un sapin de Noël ? Les deux, mon général.

-Lapin farfelu, garni de « breloques » (boules, bougies, guirlandes, étoile). On peut appeler ça des breloques si ça ne sert QU’à décorer. Et toi, ton sapin, qu’as-tu mis dessus ? Pourquoi ? Qu’est-ce qu’on voit le plus ? Qu’est-ce que tu veux montrer à travers cela ?

-Le sapin est-il « l’arbre qui cache la forêt » ? Fait-il ombrage à Jésus dans la crèche, ou bien est-ce Jésus qui est mis en valeur ? Est-ce qu’on regarde plus le sapin ou Jésus ?

 

 Question

 

-Ce lapin décoré, ça peut être moi. Qu’est-ce que je mets en valeur sur ma personne ?

-Est-ce que je mets de la valeur dans ma décoration visible (produits de beauté, habillement…), ou dans mon intérieur invisible ? Qu’est ce que je soigne le plus ? Pourquoi ?

-Visiblement, ce lapin est mal à l’aise. Il n’est pas à sa place. Est-ce qu’avec tous mes efforts pour « paraître » servent au moins à ce que je sois « à ma place », « bien dans ma peau » ?

-Humble Seigneur, vêtu pauvrement, attire-moi à ta suite sans artifices.

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6 commentaires

  1. béa-titude

    Et ben là, je tombe en plein sur une vraie question, la place de mon sapin…
    Il y a quelques années pour un certain nombre de raisons, la fête de Noël est devenue corvée : Tensions, bilan annuel, désir de paix familiale et fraternelle, soucis matériels et parfois épreuve de santé, perte d’une personne chère, pression de la consommation à en avoir la nausée, la joie n’était plus là…
    Noël était le manque le plus flagrant, l’échec de toute cette perfection humaine inaccessible.
    De voir les magasins déborder, le fric s’ étaler , et la course , le gavage j’avais mal…et je ne savais pas bien quoi proposer d’autre.
    J’avais envie de me mettre hors du champs de cette excitation fabriquée, tout cela pour voir un peu briller les yeux de mes enfants et leur émerveillements de moins en moins spontané à mesure que passaient les années et que les surprises devenaient des exigences commandées…
    Bien sûr, « ma » crèche vide attendait , première placée, mes petits moutons symboles des efforts à faire, sur la ligne de départ mais j’étais dans une lassitude , prête à plomber l’ambiance, à en faire des simagrées…à m’aigrir…
    Je ne sais pas quelle année c’est arrivée ou quand je l’ai réalisé, mais j’ai décidé cette année-là que pour m’aider j’allais acheter un grand sapin, aussi haut que mon peu d’envie de fêter une naissance que je ne comprenais plus ou qui avait disparue, perdue son …
    Par réaction, un sapin inversement proportionnel à mon peu d’envie…est venu sous mon nez me rappeler cet Avent qui ressemblait à un arrière toute!
    Et cette année-là, j’ai mis en place la coutume que chacun choisisse une décoration pour le sapin, qui soit sa place à lui dans l’arbre de la vie qui ne perd pas ses feuilles ou n’y perd pas de plumes, au choix …
    Pas un sapin harmonisé, équilibré, couleurs bien alternées, boules bien placées, mais un sapin varié par les goûts de chacun, par l’être de chacun,.
    ( Pas l’hêtre 🙂 …quoique…)
    De le faire, ce sapin, cela m’a forcée à ne pas me laisser aller à cette tristesse envahissante. Je ne revêtais pas l’habit de fête mais l’arbre immuable et sa promesse, je le voulais aussi plein d’odeur de pinède et fier d’être « sacrifié »….
    Depuis, chaque année quand mon mari me demande de quelle taille on va le prendre ce sapin, il sait, à ma réponse un peu quelle est la mesure de toutes mes réconciliations, mes efforts d’unions, mes trêves, et combien j’ai besoin que Noël envahisse notre salon, m’oblige à ce travail de mise en route, de préparatifs, pour accueillir le Prince de la Paix et re travailler cette confiance en ce Dieu TOUT offert…
    Ma décoration visible s’invite comme une injonction à rentrer dans une intériorité d’action de grâce pour tout ce qui va malgré tout passer dans nos échecs d’hommes, nos amours bancals…
    Elle me détache de ce désir de perfection, de réussite, d’un RDV que je voudrais sans nuages dans une certaine magie de l’enfance qui se perd un peu avec l’innocence…
    Elle permet que la remontée des efforts qui peinent à donner du fruit ne deviennent pas colère, juste nostalgie et patience, que chacun avance à son rythme à lui…
    Elle permet de réaliser en contraste avec ce sapin lui prêt, que l’urgence est peut-être dans cette confession , que l’âme soit prête avant la maison…
    Que les invitations soient accueil tout au fond, ouvertes aux imprévus…
    Parfois les invités à la noces ne sont pas toujours ceux qui étaient attendus mais d’autres sont à nos portes…et sans le savoir on y invite un ange…c’est du vécu…
    Et parfois alors qu’on n’y croyais plus à ces incessants signes aux anniversaires, aux Fêtes, l’année justement où on se disait « A quoi bon, tout est noué,si serré, cette fois-ci j’arrête » et bien la réponse vient et la porte est entrouverte…
    On y découvre que loin d’être une question de conflits directs, il y avait beaucoup de mal-être et de gâchis, de casseroles transmises d ‘au-delà de soi, de mauvais choix et chemins pris, de honte aussi…
    Qu’il n’y avait pas tant de questions de haine personnelle, mais juste le besoin d’un bouc émissaire, juste beaucoup de douleurs bien plus complexes et de sabordage et de ratés à ne pas savoir recevoir les cadeaux sous nos yeux, parce qu’en espérant ailleurs ou mieux…
    Qu’il faut finalement revenir à la crèche pour accueillir et s’agenouiller en espérant que Celui qui répare va pouvoir œuvrer…
    Car si haute que soit la cime du sapin, les guirlandes, les lumières , la seule affaire à faire, c’est celle du coeur, bien compliqué, bien blessé parfois.
    C’est tous le sens du Rédempteur…. je crois…de la naissance liée à la croix et de l’Espérance qui s’annonce déjà…

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  2. elvine

    Coucou JB!J’ai pas souvent l’occasion de te le dire, mais merci pour tes dessins, et pour tes réflexions qui m’obligent à me recentrer sur Jésus. C’est loin d’être facile, être chrétien c’est jamais gagné, c’est un travail de tous les jours… et tes lapins m’aident drôlement à me rappeler l’essentiel de ma vie et pourquoi et pour Qui je suis faite, alors voilà, Merciiii!Joyeux noël à toi et à tute la communauté!En union de prièreTa tite soeur

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  3. daniel

    merveilleux !

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  4. paulette

    Pour moi Noel c’est une fête pleine de magie c’est un retour à mon enfance;d’abord L’etoile tout en haut du sapin  on me disait tu vois elle brille c’est la lumière qui pécède le petit jesus.Encore aujourd’hui ces paroles résonnent dans ma tête et peu importe le nombre de guirlandes de boules ou de cadeaux déposés,chaque personne qui passe un instant à prier devant son sapin qu’il soit riche où pauvre c’est à JESUS qu’il dit Merci.Paulette

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  5. Mayeul

    Seigneur faite que le monde se recentre sur la vrai étoile !Quand je vois tout le monde qui fête Noel, mais que la plus part fête la dinde, le parfum, le jeu vidéo, ou le dernier tailleur, sa me dégoute.Joyeux Noel Coolus et merci de nous montrer une nouvelle fois le vrai chemin à suivre !

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  6. RETY

    Hier,au soir, j’ai reçu le plus beau cadeau de ma vie !J’ai eu la grâce de déposer Jésus dans la mangeoire de la crêche de la chapelle ou j’ai cocélébrer.Dieu, notre Père, m’a offert ce cadeau à l’âge de 58 ans!Patrice, diacre permanent.

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