Le coup de main suit le coup de poing

Jérémie 31,7-9

Psaume 125

Hébreux 5,1-6

Marc 10,46-52

 

Pour aller plus loin

 

Détails :

 

-Dans l’évangile de ce jour, il est question d’un aveugle que la foule rabroue. Puis, lorsque Jésus s’intéresse à lui, la foule s’intéresse à lui aussi. Sur le dessin, on retrouve le thème : le lapin bleu vient de faire rouer de coups et puis comme Jésus l’appelle, le lapin gris devient subitement tout gentil avec lui.

-On remarque également que le lapin bleu n’a pas de gants de boxe. Il n’a pas de moyen de se défendre mais Dieu demandera compte à celui qui lui a fait du mal.

-Le lapin de gauche est en même temps celui qui a cogné et qui tend la main pour relever l’autre.

Questions :

-A l’arrière-plan, on aperçoit un confessionnal. C’est un lieu où on peut rencontrer Dieu (à travers un prêtre) et se réconcilier avec Lui en confessant ses péchés. Le prêtre, qui garde la confidentialité totale, peut, au nom de Dieu, pardonner tous les péchés.

-Cependant, être pardonné par Dieu ne veut pas dire « effacer son ardoise ». Ce serait trop simple de voler un DVD, s’en confesser… et garder le DVD. Le pardon de Dieu nécessite une « réparation » (soit de restituer l’objet volé, ou d’avoir un geste équivalent lorsqu’on ne peut pas restituer).

-Ce dessin montre que quand on fait du mal à quelqu’un, le Seigneur attend de nous de contribuer au relèvement de celui à qui on a fait mal. On le sait très bien, car lorsque quelqu’un nous fait mal, on attend de lui un pardon ou un geste envers nous. Le faisons-nous également pour ceux que nous avons blessés ?

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Un commentaire

  1. béa-titude

    C’est drôle ! je viens d’envoyer une photo à un ami prêtre d’un confessionnal d’Alicante( Espagne) où j’ai aimé que sur ce lieu de pénitence et de pardon ( qui a deux accès là-bas : Confesserait-on deux pénitents en même temps ? l’un à droite l’autre à gauche, genre le côté bon larron et l’autre mauvais ? ou pour les droitiers ou gauchers ? ou pour les prêtres sourds d’une oreille 🙂 ) il y ait une phrase en espagnol évidement bien au dessus des deux banc et de la « cage » du prêtre, que j’ai comprise malgré on non-espagnol :
     » Tes péchés sont pardonnés »
    Quel bandeau publicitaire avant même la contrition ! Pour un peu je serai entrée direct dedans moi qui déteste me trouver face au mur( de bois) car en plus l’espace était large et pas du tout oppressant pour mes besoins d’air et d’horizon…
    Bon le topo espagnol va un peu vite en besogne mais la miséricorde y a pignon sur rue ou plutôt sur allée ecclésiale.
    Reste cette question de la « réparation », c’est quelque chose de très fort chez les juifs, j’en ai parlé à un ami : après avoir blessé quelqu’un on doit s’excuser envers cette personne avec au moins deux témoins pour valider la démarche par exemple.
    Le Yom Kippour n’est pas une fête sans responsabilité ni passage à l’acte. Les étapes en sont assez belles et comporte un véritable effort, je suis émue de penser que le Christ vivait ces temps saints qui perdurent pour nos frères.
    C’est dans ce même mouvement que je vois mes efforts de réconciliation , de réparation des blessures que j’ai causées avec ou sans intention, en entendant que mon temps de regrets n’est pas toujours celui de ma victime et que la demande de pardon se propose, l’autre n’a pas forcément digéré quand moi je décide de lui demander de m’excuser ou de me pardonner, il faut accepter parfois que cela prenne du temps sans pour autant m’en dédouaner.
    Il faut aussi ajuster sa réparation à l’attente de l’autre quand c’est possible, mon geste doit apaiser, pas en rajouter ou en faire de façon ostentatoire un héros de l’humilité….
    Le geste de réparation ne doit pas humilier ou être une caricature d’excuses, il le faut sincère et pas pour épater la galerie…
    C’est tellement subtile la nature humaine, cet enfer pavé de bonnes intentions, qu’il m’arrive de demander l’aide de l’Esprit Saint, qu’il purifie mes intentions…
    Dans ce texte de l’Evangile avec aussi la répudiation, le jeune homme riche et la compétition entre les disciples, Jésus demande à l’aveugle « que veux-tu que je fasse pour toi »….
    Je me suis posée la question : Est-ce que je veux guérir de mes aveuglements ? et ça implique quoi ? et est-ce la question à poser à quelqu’un qu’on a blessé  » comment puis-je me faire pardonner ?  » Redonne-moi accès au chemin de ton cœur…
    Ces questions n’ont pas finies de me faire bosser…car le pardon- pénitence-réparation est au cœur de l’amour et c’est sans doute le morceau le plus récalcitrant…

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