– Où sont les mitres – Ailleurs !
 
Jonas 3,1-10    
Psaume 24    
1 Corinthiens 7,29-31    
 Evangile : Marc 1,14-20
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Pour aller plus loin
 
Détails 

 

-La religion de la crainte, c’est de faire les choses par obligation, sans forcément y mettre le cœur. J’adhère à quelque chose, mais au fond, pourquoi est-ce que j’y adhère ? Ca me donne une place ? Un idéal ? Un but ? Si je ne le fais pas, que va t-il m’arriver ? 
Le lapin de la religion de la crainte est blême. Il n’a pas de couleur franche. Il fait les choses quitte à en perdre sa couleur, sa personnalité. Il avance parce qu’il est poussé.
-La religion de l’amour, ce n’est plus tant de suivre des commandements que de suivre une personne vivante ; le Christ. Et à partir du moment où l’on suit le Christ, il devient logique de suivre les commandements aussi mais on le fera avec tout son cœur, sans juger celui qui ne le fait pas comme moi. Le lapin de la religion de l’amour a une vraie couleur ; la sienne. Il est motivé et a le regard fixé sur l’amour de Dieu.
Le lapin de la religion de la crainte et celui e la religion de l’amour ont le même discours « OK OK ». Sauf que l’un des deux y croit et l’autre non. 
Dieu est attirant lorsqu’on se sent aimé par lui. Ne suis-je pas attiré par une personne parce que je sens de l’amour, de la bonté en elle ?
 
Questions :
 
-Et moi, où en suis-je ? Qu’est-ce que ce dessin me révèle de moi-même, de l’autre, de Dieu ?
-Et lorsque je cherche à ramener l’autre à Dieu, est-ce avec la force ou avec l’amour ?
Dans la religion de la crainte, attention à ne pas se mettre à la place de Dieu en disant à l’autre ce qu’il faut faire.
Dans la religion de l’amour, ce serait Dieu lui-même qui éduquerait progressivement.
 
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2 commentaires

  1. béa-titude

    Une chose m’a gêné quand j’ai été confirmé, l’Esprit de crainte…J’essayais de me dire qu’on l’entendait plus comme un immense respect, une adoration totale, mais c’était un don que je n’avais pas envie de demander…
    Et puis un jour j’ai découvert ce magnifique message au hasard de mes errances, et il est venu comme la réponse :
    « ll n’y a pas de crainte dans l’amour, l’amour parfait chasse la crainte  »
    et cela va donc avec une totale confiance, notion qui définie d’ailleurs la foi…
    Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas exigence, attente ou espérance de Dieu du meilleur de nous-même mais cela veut dire que Dieu sait,
    Je n’ai jamais été tant en amont ou après la citation que je viens de vous donner et là j’en ai eu envie…
    C’est un texte de Jean (Lecture de la première lettre de saint Jean (4, 11-18))
    je vous donne un peu plus mais tout le texte est aussi fort :
     » Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.
    Et nous, nous avons reconnu et nous avons cru que l’amour de Dieu est parmi nous.
    Dieu est Amour: celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu en lui.
    !!! Voici comment l’amour, parmi nous, atteint sa perfection: il nous donne de l’assurance pour le jour du jugement. Car ce que nous sommes dans ce monde est à l’image de ce que Jésus est lui-même. Il n’y a pas de crainte dans l’amour, l’amour parfait chasse la crainte; car la crainte est liée au châtiment, et celui qui reste dans la crainte n’a pas atteint la perfection de l’amour.
    En écrivant cela je pense aussi à Dieu est plus grand que notre coeur…
    et oh surprise c’est aussi un texte de Jean (Lecture de la première lettre de saint Jean (3, 11-21) )…il est magnifique ! Je le conseille en son entier, mais la fin est :
     » Mes enfants, nous devons aimer, non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité.
    En agissant ainsi, nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité, et devant Dieu nous aurons le cœur en paix; notre cœur aurait beau nous accuser, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses.
    Mes bien-aimés, si notre cœur ne nous accuse pas, nous nous tenons avec assurance devant Dieu. »
    C’est un peu comme ça que j’avance dans ma vie, je tente de ne pas compter les points, « hé Seigneur regarde là j’assure » ou « aïe Seigneur là c’est la cata.. » J’essaye de ne pas penser balance à la mode Égyptienne, j’essaye de ne pas avoir un amour comptable, de bons ou mauvais points, ça ne m’empêche pas de faire une relecture des belles ou moches choses de ma journée, mais sans me dire ça ça va à mon crédit et ça à mon débit, et ça Seigneur je l’ai fait pour toi et ça tu l’oublies, j’avance…. je me loupe ou pas mais jamais sans Le savoir là…Bienveillant… Bonté…
    Ce n’est pas moi qui pèse ou sait comment IL jauge ma vie, ça LUI appartient, IL sauve parfois beaucoup du peu que j’ai cru donner et semble ne pas fleurir de ce que je pensais très fructueux…Mystère de Dieu…
    Mais au soir de ma vie, je ne l’imagine pas en majesté prêt à me foudroyer, ce regard inflexible…
    Je ne vois que deux bras grands ouverts…
    Ce que je fais, je ne le fais pas par peur de cette heure-là, ce que j’évite ou pas je ne le refuse pas parce que je crains la sanction, la seule « sanction » c’est de L’aimer moins, moins bien, de perdre du temps au Bien, au Beau, au Vrai …
    Si je calculais en vue d’un paradis ou d’une béatitude, je l’aurai déjà raté…car sans quiétude, ni paix…
    J’offre et IL reçoit, IL donne et j’accueille…
    « J ‘ai été avec toi, partout où tu allais… »
    c’est cela ma joie… puisse-t-elle durer à jamais….et rayonner autour…

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  2. Marie-Ange

    Ce dessin me parle tout particulièrement : j’ai été éduquée dans la crainte de Dieu ! Le but était de plaire à Dieu non par amour mais pour « gagner » le ciel. Il fallait observer ses commandements
    pour avoir le bonheur d’accéder aux délices de la vie éternelle.

    Cette fois, il y a une « nuance » entre nous Lapin Bleu car, vois-tu, je CROYAIS très fort que là était la Vérité ! On ne m’avait pas appris à AIMER Dieu, alors je ne savais pas que le plus grand
    des malheurs c’est d’être privé de Sa présence.
    Tout comme le lapin blême j’obéissais. Cependant je CROYAIS au ciel et en Dieu ! Un Dieu qui était peut-être un peu comme les éducateurs de l’époque : autoritaire mais dont l’existence était pour
    moi une certitude !

    Il y aurait beaucoup à dire : j’ajoute simplement que le jour (non cela ne s’est pas fait en un jour) où j’ai découvert que Dieu est Amour, qu’il m’aime et que je peux l’aimer moi aussi, ma vie a
    pris un sens nouveau…

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