D’où vient l’expression « se renvoyer la balle ? »

Actes des apôtres 4,32-35
Psaume 117
1 Jean 5,1-6
Jean 20,19-31

 

 

 

Pour aller plus loin

Détails :

-Deux lapins qui se « renvoient la balle ». Une balle dangereuse, parce qu’elle fait BOUM à un moment donné. L’un la renvoie avec une raquette (moyen de persuasion ; argent, pouvoir, influence…)  l’autre avec son pied (ce qui est en soi ; sentiments, réflexe, intuition).

-Ils insistent sur « TA grenade »,  « la TIENNE ».

 

Questions 

-Quand on possède quelque chose de bon, c’est facile de vouloir se l’approprier. Quand c’est mauvais, c’est facile de vouloir s’en débarrasser (ou d’en esquiver la responsabilité. Exemple « MON fils est le premier de la classe » « Tu as vu ce qu’a encore fait TON fils ? (lorsqu’il s’agit d’une bêtise) »)  

-Donc si la grenade, ici, représentait le mal qu’on me fait (insulte, médisance…) Est-ce que je réagis instinctivement en répondant par le mal ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui me motive ? Est-ce avec une raquette ou avec autre chose ( la langue, les mains, le regard…) ? A qui est-ce que ça fait le plus de tort ? Quand est-ce que ça fait BOUM ?

 

 

Voyez comme ils s’aiment…

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3 commentaires

  1. béa-titude

    Le premier mouvement, c’est souvent la surenchère… Il ne s’agit pas de renvoyer la balle mais de faire monter la sauce, de taper plus fort comme une prime à l’humiliation ressentie par l’offense vécue comme gratuite et profondément injuste…
    Tentation de taper plus fort pour prendre un coup d’avance sur celui qui devient l’adversaire, histoire d’Ego, d’image de soi, du rôle qu’on veut jouer ou de qui on croit devoir être…prendre la main, le contrôle, épouser sans s’en rendre compte le rôle de l’agresseur car il semble plus glorieux, plus vainqueur…
    Ce n’est plus l’ascenseur sociale, c’est celui de la violence et de la haine qui se nourrit de sa vengeance, qui espère se protéger par la répartie, la réplique, le coup en « défense  » ou en contre-attaque, pour masquer, nier la souffrance, la peine éventuelle, la trahison, la déception parfois la sidération, en cherchant à être plus fort, intouchable, pas loin d’immortel, « même pas mal »…
    Cela fait BOUM quand l’un est terrassé, à moins qu’il y ait vendetta transmissible en héritage, une sorte de péché originel dont on ne se débarrasse plus…et là cela explose à chaque génération comme une rancune génétique, une chaîne sans fin.
    Et là, face au mur de l’endurcissement, voir les plaies du Christ, celles qui nous ont blessés et celles que nous avons créés, face à l’innocence, de Celui que nous avons, que j’ai transpercé, se reconnaître faillible et aimé, de toute éternité sans avoir à paraître et à tricher, adorer…c’est enfin comprendre et rendre grâce. « Mon Seigneur et mon Dieu »
    Plonger dans Son regard, sa rivière d’Amour, c’est sortir de la partie, de l’esprit de compétition, et entrer dans la Miséricorde de ce dimanche qui vient …
    C’est déminer le terrain, et apprendre à défaut de toucher comme on touche en escrime, à se laisser toucher comme on accepte d’être remuée au plus profond de ses fragilités…
    Là où on est plus fort parce qu’ accompagnée au centre de nos doutes, de nos peurs, de nos refus….pour recevoir la Paix
    « La paix soit avec vous »… celle du Ressuscité qui dans ses viscères de mère nous porte jusqu’au bout de nous et au-delà.

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  2. yayon

    hihihi moi je s’aime euh pardon « sème » ;-)merci pour tous tes dessins et tes méditations…ça va me manquer moi tant de profusions de dessins et de méditations maintenant là ça risque d’être un peu vide cette semaine… mais face à tant d’émotion faut bien un peu de calme pour se remettre ;-)bonne semaine!!!!!En Union De Prière 

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  3. evmadeleine

    Un grand merci pour tous ces dessins : ils me permettent de faire une « petite catéchèse » à mes enfants, ils sont devenus « accros ». Un vrai moyen pour évangéliser …grands et petits !

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