Les Vignerons homicides (Luc 20,9-18)

 

Dans la Bible,

c’est une parabole un peu plus compliquée. Il est question d’un maître qui confie sa vigne à des serviteurs et qui part en voyage (c’est Dieu qui confie la terre à l’humanité et qui se retire jusqu’à la fin des temps).

A un moment donné, il envoie un serviteur pour qu’on lui remette le fruit de la vigne.

Ce sont les prophètes qui sont les envoyés de Dieu. Souvent, ils remettent en question ceux qui s’enrichissent avec la religion, ou ceux qui excluent les faibles. Conclusion, ces prophètes, on les rejette, on les bat.

A un autre moment de l’histoire, le maître envoie d’autres serviteurs. On leur réserve le même sort, on les frappe, on les « lapide » (= on les tue à coup de pierres).

Finalement, le maître envoie son fils. Les vignerons ont une pensée stupide, ils se disent : « voici l’héritier, tuons-le, nous aurons l’héritage ». Ce n’est pas parce que je vais tuer quelqu’un que j’aurai son héritage, n’est-ce pas ? Mais ils jettent le Fils hors de la vigne et ils le tuent.

Le Fils de Dieu, c’est Jésus. Il est envoyé par Dieu et il est jeté hors de la ville, il est tué par ceux qui se croient héritiers de la promesse de Dieu.

Conclusion, que fera le maître de la vigne de ces vignerons qui tuent tout le monde ? Quand Dieu reviendra, que fera t-il ? Se venger ? Non. Dieu ne répond pas par la violence mais par le pardon. Par contre, cette parabole dit bien que si on rejette Jésus, c’est la pierre d’angle qu’on rejette.

Jésus est la pierre d’angle, c’est Lui qui unit toute chose.

 

Jésus adresse cette parabole aux scribes, aux grands prêtres et aux anciens. Au verset 19, ils ont bien compris l’histoire et en veulent à Jésus.

 

Dans la BD,

On trouve la parabole à la page 12, première case. Un lapin expulse un autre lapin d’une vigne.

GAT12-01-LapinbleuHans ne sait pas ce qu’est un pharisien, et Margaret lui explique qu’ils observent tous les commandements de la loi, mais que la religion peut devenir mauvaise si on se met à juger les autres (sans se remettre soi-même en question). C’est exactement ce que font les vignerons de la parabole qui sont prêts à tuer pour rester les maîtres de la vigne.

 

Et moi,

comment est-ce que je considère la foi qui m’est donnée ? Comment est-ce que je me situe au niveau de la pratique religieuse ?

Est-ce que j’écarte les autres ? Est-ce que j’écarte tout ce qui pourrait me remettre en question ?

En quoi est-ce que je me considère comme un maître ? En quoi est-ce que je me considère comme un serviteur ?

Est-ce que je me crois sauvé au point de ne plus réfléchir ?

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